Mystères d'Eorzéa - L'histoire de Linaëwen

Photos souvenirs de vos aventures en Eorzea et lecture de vos rôleplays
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Elvawen
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Re: Mystères d'Eorzéa - L'histoire de Linaëwen

Message par Elvawen » 30 déc. 2013, 14:27

Transition
[/u]
Quelques semaines s'étaient écoulées depuis notre libération et je flânais dans les rues de Gridania, satisfaite de la tournure des évènements. Néanmoins, je restai sur mes gardes, Drombio étant toujours en liberté et préparant probablement un sale coup. La question restait de savoir à quel moment il se manifesterait. Son influence et sa richesse était si importante qu’il pouvait faire ce qu’il voulait, même si cela n’était plus vraiment le cas aujourd’hui. En effet, sa puissance financière dégringolait de jour en jour et bientôt il ne lui restera plus rien. Il avait été l’un des plus grands marchands d’Eorzéa et il avait tout fait pour contrôler le marché tout entier. Pour ce faire, il s’était arrangé pour se débarrasser de ses principaux concurrents, entre enlèvements et meurtres en tout genre, il avait agit dans l’ombre et se servait essentiellement de mercenaires. Son petit manège avait commencé l’année qui précéda le septième fléau et mon enlèvement faisait partie de son plan. J’avais eu le malheur d’empiéter sur son commerce d’arcs et de flèches, et mes ventes étaient devenues trop importantes à son goût. Il avait donc décidé de me détenir prisonnière pour calmer mes ardeurs et, par la même occasion, il espérait surement se servir de moi. Toutefois, j’ignorais encore les conditions de ma détention et les raisons qui l’avaient poussé à me garder en vie, ce passage de ma vie restant totalement flou, comme si je n’avais jamais vécu ce moment. J’espérai un jour le retrouver pour lui demander des explications.

En tout cas, les SpiritAngel s’étaient arrangés pour défaire son image de marchand influent et très rapidement, ses nombreuses activités s’effondrèrent. Le peuple n’était pas dupe et beaucoup attendait ce moment depuis longtemps. Les autorités, qui n’avaient jusqu’à présent insuffisamment de preuve pour l’arrêter, se réjouirent de notre annonce et un mandat d’arrêt fut immédiatement proclamé contre Drombio. Des affiches furent placardées dans les rues, une mise à prix de 50.000 gils ayant été fixé pour son arrestation. Un bien joli butin qui attirerait surement un grand nombre d’aventuriers. Cela suffirait-il pour le retrouver ? Je l’ignorai mais je craignais que ce dernier oppose une résistance bien plus importante et que cette affaire durerait bien longtemps encore.

Qu’importe, à l’heure actuelle j’avais d’autres préoccupations bien plus passionnantes. Depuis mon retour en ville, j’avais travaillé durement mon artisanat et depuis peu, j’étais devenu un artisan complet, capable de fabriquer toutes sortes d’objets et d’équipements divers. En plus de mes compétences en menuiserie et en tannerie que je possédais déjà auparavant, se sont ajoutés celles de forge, d’armurerie, d’orfèvrerie, de couture, d’alchimie et de cuisine. Je maîtrisais désormais toutes les branches d’activités existantes et il me manquait à ce jour qu’à maîtriser complètement l’art des matérias avant de pouvoir me déclarer apte à tous travaux. Malheureusement, le coût de ces dernières était élevé et je me devais de m’enrichir encore plus afin de financer le sertissage de mes différents équipements.
Crafts.jpg
J’avais également une seconde raison de devoir m’enrichir. La compagnie recherchait des fonds importants afin de financer l’achat d’un terrain et d’une maison qui servira de quartier général. Les prix étaient exorbitants mais rien n’était insurmontable et je me devais de participer activement à ce projet. Je m’étais donc consacré depuis quelques jours à l’étude des différents marchés et j’avais travaillé durement pour trouver divers sources de revenus possibles. Mes compétences artisanales me serviraient grandement et je m’attelai donc à la tâche une fois encore.

Ces quelques jours d’expériences commerciales m’avaient permis d’économiser plusieurs centaines de milliers de gils. Une somme conséquente qui me permit de débuter le sertissage de mon équipement. D’ici un jour ou deux, j’espérai également pouvoir commencer l’envoi régulier de fonds à la compagnie. Une dernière tâche importante me tenait à cœur également, et je comptais m’y mettre très vite. Je m’étais rendu compte à la suite des récents évènements que je ne connaissais pas grand chose du nouveau Eorzéa et que je n’étais attachée qu’à trop peu d’éthérite. Je n’avais donc pas la possibilité de voyager rapidement si la situation l’exigeait. En effet, lorsque j’étais venue au secours d’Eowen, j’avais eu la chance qu’elle se trouve dans un secteur que j’avais déjà visité. Mais que ce serait-il passé si elle s’était retrouvée dans une région encore inconnue pour moi ? J’avais donc la ferme intention de partir à l’aventure et d’effectuer un tour complet d’Eorzéa. Et peut-être que sur mon chemin je trouverai un trésor ! Cette perspective me redonnait l’envie de partir vivre de nouvelles aventures et peut-être que j’en vivrai d’aussi passionnantes que celle de mon héroïne de roman préféré !

Cela me refit également penser à ma sœur qui reprenait désormais le cours de sa vie. Après quelques jours de repos, elle avait repris sa rééducation et son apprentissage de la magie. En effet, sa longue blessure et son réveil mystérieux en plein cœur du Thanalan semblait l’avoir privé de ses capacités d’autrefois mais elle était bien décidée à retrouver toute sa puissance. Chose que le vieux Zoën avait débuté avant mon arrivée. D’ailleurs, le vieil ermite était toujours en vie, sauvé par Shekyl qui était arrivé quelques instants après notre enlèvement. Il l’avait soigné et s’était ensuite lancé à notre poursuite. Il était parvenu à suivre notre trace jusqu’au port, puis avait prévenu la compagnie tout entière de surveiller les différentes destinations possibles. Ils avaient ensuite suivis la nouvelle piste jusqu’au camp de Drombio et, une fois tous réunis, ils s’étaient lancés à notre secours.

Emdor aussi était en vie. Il était actuellement sous haute surveillance, suivi par un duo de soigneurs Lalafell spécialisé dans les troubles psychologiques. Son état semblait s’améliorer de jour en jour et on avait l’espoir qu’il puisse pardonner Eowen d’avoir indirectement causé la perte de sa famille. Je soupçonnais d’ailleurs ma sœur d’allé lui rendre visite de temps en temps. Qu’importe, cela pourrait peut-être l’aider à traverser cette épreuve.

Je quittai mes pensées et repris mes tâches artisanales. Beaucoup de travail m’attendait encore et je souhaitais préparer un grand nombre d’articles à vendre avant de partir à la recherche des nombreux éthérites éparpillés à travers Eorzéa. J’avais hâte de commencer cette nouvelle aventure…
A suivre...
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Re: Mystères d'Eorzéa - L'histoire de Linaëwen

Message par Elvawen » 09 janv. 2014, 14:36

Dans la gueule du loup
[/u]
Le jour de mon départ, je partis très tôt à l’aube, équipée de mon fidèle arc Kokoroon et de ma tenue en cuir de sanglier. Elle me donnait un air assez ridicule mais je n’avais pas mieux à l’heure actuelle pour me protéger. J’emportais également dans mon sac quelques rations composées de miqo brochettes de thon, de deux saumons meunières, d’un pain aux noix et d’une tarte à l’anguille pour le goûter. Je pris également du jus de raisin et une petite quantité de gils qui me serait très utile si j’avais le besoin de me téléporter. En effet, l’incroyable magie qui permettait de nous transporter directement à l’un des éthérites à laquelle nous étions attachés détenait encore quelques secrets pour la population et tout particulièrement celui d’être dans l’obligation d’avoir de la monnaie sur soi pour pouvoir utiliser ce merveilleux système. Cette magie ne puisait dans aucune ressource et la plupart des aventuriers avait la capacité de l’utiliser, mais en contrepartie, une petite somme d’argent disparaissait à chaque fois que l’on se téléportait. Le montant variait en fonction des lieux et des distances mais j’ignorai totalement comment cela pouvait se produire, et pourquoi une magie aussi puissante nécessitait la présence de gils. Un fait très étrange mais dont nous étions tous habitués.

Il restait toutefois une autre magie quasi-identique, le rapatriement, qui permettait également de se téléporter mais dans un éthérite unique, celui de notre choix, et ce gratuitement. Ni objet, ni argent ne disparaissait et il ne semblait pas y avoir de prix à payer pour l’usage de ce sort. Je n’aurai donc aucun mal à rentrer même dans le cas où on me volerait mon argent.

J’avais également ramené un plan de la région que m’avait fourni Miounne quelques jours après mon arrivée à Gridania. Elle m’avait expliqué que cette carte était un peu spéciale car elle n’affichait que les secteurs que son détenteur avait visités. Ainsi je saurai retrouver les lieux par lesquels je passerai et je pourrai déterminer les régions qui me restent encore à découvrir. Je pris enfin un peu d’encre et une petite plume de tetrax afin de pouvoir prendre quelques notes.

Je débutai mon expédition en me rendant au moulin de la carrière, dans la forêt du Sud car j’y avais passé quelques temps il y a de ça deux semaines environs pour améliorer mes compétences en tant que Botaniste, Mineur et Pêcheur. Par soucis d’économie, je m’y étais rendu à pied sans m’attarder sur ce qui m’entourait. J’y arrivai donc très rapidement et j’en profitai pour me reposer quelques minutes avant d’entamer ma route vers l’inconnue. J’utilisai ce temps pour saluer Nyell avec qui j’avais tissé un début d’amitié, mes nombreuses missions de récoltes accomplies venant de lui. Il m’avait généreusement récompensé et je lui en étais reconnaissant.

Je pris la direction de l’Est car je n’avais jamais été plus loin que le camp des Gobelins et j’étais curieux de voir ce qui s’y trouvait derrière. Je traversais ainsi une sorte de petit campement où se trouvait un grand nombre de gobelins, qui, à première vue, ne me paraissait pas très dangereux. Toutefois, je restai prudente, leur nombre étant suffisant pour me submerger en cas d’attaque. Je m’aventurai donc au-delà et traversai un secteur où quelques individus semblaient chasser le cerf. Ne souhaitant pas les déranger, je poursuivis mon chemin sans faire de bruits et je pris la direction du nord. Il me semblait alors apercevoir au loin un passage qui me mènerait peut-être dans un autre secteur de la forêt. Je m’y précipitai, toute excitée de découvrir ce qui s’y cachait.

Je fus déçue lorsque je me rendis compte qu’il ne s’agissait que d’un accès à un campement construit dans un recoin fermé, entouré par de la roche. Ce coin isolé n’ayant qu’un seul accès, il devait s’agir d’un lieu stratégique bien pratique pour se protéger. Je m’approchai doucement et je m’aperçus de la présence de plusieurs chasseurs. Il s’agissait donc de leur campement. Plusieurs cerfs étaient étendus sur le sol et l’un des individus semblait se charger de les dépecer. Une scène assez horrible à regarder mais il s’agissait là d’une tâche indispensable pour récupérer leurs précieuses peaux qui servaient aux tanneurs de la ville. Ne souhaitant pas les déranger, je m’apprêtai à repartir lorsque je sentis une odeur nauséabonde. C’était répugnant et l’odeur me monta très vite à la tête. Une créature morte ne sentait certes pas très bon mais jamais je n’avais ressentis une telle horreur. Cela devait provenir d’autre part. Curieuse, j’inspirai un grand coup puis je me faufilai entre les tentes afin de découvrir la source de ces immondices. Et très rapidement, je découvrais, caché sous une des toiles, un important tas de carcasses envahi de mouches et autres insectes divers. Il s’agissait probablement de cerf ce qui signifiait que ces gens étaient des braconniers ! Ils avaient dépassés, et de loin, la quantité autorisée par les autorités et cette cachette leur permettait surement d’éviter les contrôles des vigiles sombres. Je devais les prévenir, et le plus vite possible.

Je me faufilai de nouveau dans le campement, me dirigeant cette fois vers la sortie lorsque j’entendis quelqu’un s’approcher. Je me cachai aussitôt derrière une des tentes les plus isolés en espérant pouvoir m’échapper dès que l’occasion se présenterait. En attendant, je tendis l’oreille et écoutais ce qui se passait.

« Voilà trois nouvelles bêtes à découper. Fais vite, j’ai un acheteur qui attend sa livraison au plus vite et il paie bien. » La voix était féminine et son accent me laissait supposer qu’il s’agissait d’une Mi’qote.

« Bien El’vor, je fais au plus vite. » Encore une fois, il s’agissait d’une Mi‘qote. Et me remémorant les silhouettes que j’avais aperçus, il se pourrait qu’elles le soient toutes. Qu’importe, leurs gestes étaient impardonnables et j’étais déçue qu’elles ne respectent pas la Sylve. Mes pensées furent vite interrompues.

« Attends ! Tu ne sens pas comme une odeur inconnue ? Quelqu’un est passé par ici ! »

Bordel ! Avec toute cette puanteur elle avait réussi à me détecter. Quelle poisse…

« Fouillez immédiatement le campement ! »

Je devais sortir d’ici… et vite. Je ne souhaitais pas me faire capturer à nouveau, mes antécédents ne plaidant pas en ma faveur. Et je me remémorai les enseignements de maître Erlone qui me disait toujours « Prudence est mère de sûreté, il ne faut jamais foncer tête baissé vers un ennemi sans le connaître parfaitement ». Mais j’avais commis l’erreur de pénétrer dans ce lieu sans savoir ce qui m’attendait.

Alors que je m’approchai discrètement de la sortie, j’entendis derrière moi :

« Elle est là ! »

Sans réfléchir, je me retournai et je décochai une flèche instantanément. Elle se logea directement dans le bras gauche de mon adversaire. Alors que la chasseresse qui venait de me démasquer me fonçait dessus, je lui tirai à nouveau dessus à l’aide d’un tir puissant qui l’atteignit à l’épaule droite. Ce coup la ralentit fortement mais ce n’était sans compter l’arrivée d’une de ses camarades. J’avais l’avantage d’être toujours à une distance suffisante pour décocher mes flèches sans craindre de contre attaque, aussi j’en profitai pour concentrer mon énergie afin d’en envoyer une tout droit dans la cuisse gauche de la seconde braconnière. Ma concentration m’avait permis de donner une puissance magique hémorragique à ma flèche ce qui causa d’important dommage à mon adversaire. Son sang allait couler ce qui allait fortement l’affaiblir. J’allais sûrement me sortir de ce guêpier finalement.

Cet excès de confiance faillit me coûter cher, une javeline me frôlant le visage et allant s’écraser deux mètres derrière moi. Celle qui m’avait repérée était loin d’être hors d’état de nuire et j’avais toujours deux adversaires à combattre, quelque soit leur état. Je les vis toutes deux me foncer dessus, le regard rempli de détermination. J’eus tout de même le temps d’armer cinq flèches à la fois et de les envoyer dans les airs, juste au dessus de leur tête. Concentrant ensuite mon énergie, je déviai leurs trajectoires pour les faire retomber directement sur mes ennemis. Une des flèches atterrie deux mètres à côté, mais trois autres se plantèrent dans le torse d’une d’entre elle qui s’écroula aussitôt. La dernière toucha la seconde dans la jambe, sans toutefois l’arrêter. La chasseresse, bien qu’affaiblie, parvint à m’entailler le bras avec une dague qu’elle avait du dégainer lors de sa course vers moi. J’avais tout de même légèrement évité son attaque, et d’un habile coup de pied, je la repoussai. Cela me permit d’encocher une nouvelle flèche, et d’un tir précis, je l’envoyai se planter directement dans le dos de mon adversaire, qui s’écroula.

Victorieuse, je me réjouissais d’avoir habilement vaincu deux braconnières qui détruisaient, petit à petit, l’éco système de la forêt. Une joie toutefois de courte durée car j’en avais omis la présence éventuelle d’ennemis supplémentaires. Je reçu d’ailleurs une flèche qui se planta dans mon dos, à hauteur de mon épaule gauche. Lorsque je me retournai, j’aperçu une chasseresse à la tenue légèrement différente des autres. Elle était également plus grande et à première vue plus âgée. Cet adversaire serait plus difficile à battre et ma blessure ne m’aiderait pas. Elle avait d’ailleurs déjà encochée une seconde flèche qu’elle tira sans hésitation. Je me jetai alors au sol, derrière une des tentes pour me cacher mais le projectile me rasa la jambe gauche, me laissant une entaille relativement importante. Une blessure qui ne m’empêcha pas de courir, mais qui me ralentissait suffisamment pour envisager la fuite. Je me faufilai donc plus profondément dans le campement, restant le plus souvent possible à couvert.

Je parvins, après avoir changé à plusieurs reprises de direction, à me retrouver derrière mon adversaire. L’occasion était trop belle, j’en profitai donc pour effectuer un tir puissant qui vint se loger dans son omoplate droite. Un léger mouvement sur la gauche lui avait permis d’éviter le coup qui aurait pu lui être fatal. M’avait-elle détectée ? Probablement, puisqu’elle se retourna aussitôt. Sans hésitation, je continuai à tirer. Une flèche lui rasa le visage, et ma seconde la toucha au ventre. Je lui envoyai ensuite une dernière flèche, dans laquelle j’y avais concentré mon énergie pour l’achever d’un tir précis en pleine tête. Aucune chance qu’elle se relève après ça. Durant ce duel, elle était parvenue à tirer à deux reprises, me touchant une fois sur le côté droit du ventre. La seconde termina sa course loin derrière moi. L’accumulation de mes blessures m’affaiblissait fortement mais elles n’étaient pas mortelles. J’allais donc pouvoir me soigner rapidement. Avant de repartir, j’examinai la chasseresse et j’aperçu sur sa tenue une sorte d’écusson en forme de loup. Je n’avais jamais vu cet insigne et je me demandais s’il ne s’agissait pas la d’un symbole de leur groupe. Je retrouvai d'ailleurs le même symbole, certes moins visible, sur la tenue de mes deux autres victimes ce qui confirma mon idée d’un signe représentatif. Je gravis cette image dans ma mémoire, gribouillai quelques notes sur ma carte, puis, m’assurant que je ne courrai aucun risque, je concentrai ma magie éthérite afin de me téléporter directement au moulin de la carrière…
plan loup.jpg
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Re: Mystères d'Eorzéa - L'histoire de Linaëwen

Message par Elvawen » 20 janv. 2014, 14:29

Sombrelinceuil
[/u]
Dès mon arrivée, je me précipitai vers l’un des vigiles sombres en faction devant l’une des portes du camp afin de le prévenir de la présence de braconniers au Sud Est. Il parut surprit mais il allait prévenir son supérieur immédiatement. Il me demanda également d’attendre ici et de me reposer car il allait m’envoyer un guérisseur pour soigner mes blessures. Je n’eus à attendre que quelques minutes avant que celui-ci n’arrive. Un mage vêtu de blanc et de rouge apparut devant moi, équipé d’un bâton difforme en acajou. Il me lança un sort de soin qui me redonna vigueur et vitalité, puis il cicatrisa mes plaies en apposant l’embout de son arme sur ma peau. En quelques secondes, j’avais retrouvé toute mon énergie et je n’avais plus aucune marque apparente sur mon corps. J’eus tout juste le temps de le remercier qu’il s’éloignait déjà, probablement pour soigner un autre aventurier qui s’était aventuré dans un secteur trop dangereux pour lui.

Moi aussi je ne m’attardai pas plus longtemps et repartis dans la forêt en direction du Sud Est. J’y avais aperçu une sorte de tunnel et je souhaitai l’explorer. L’atteignant sans difficulté, je m’y aventurai. Il était envahi par d’imposantes chauves souris mais celles-ci étaient inoffensives et je pus le traverser sans difficulté. De l’autre côté, se trouvait une clairière où s’entrecoupaient plusieurs ruisseaux. De nombreux verrats sauvages s’y promenaient et leurs tailles me laissèrent pantoise. Ils devaient mesurer pas loin de deux mètres de haut et leurs envergures étaient impressionnantes. Ils étaient surement dangereux de les provoquer, aussi je préférais les laisser tranquille.

Je m’avançai donc avec prudence, continuant mon chemin en direction du sud est. Je traversai le premier ruisseau sans difficulté, puis en franchi un second. En remontant sur la terre ferme, je me retrouvai alors nez à nez avec un verrat qui me regarda d’un air sévère. Il me fixa, me transperçant du regard. J’étais terrifié par son attitude mais il se contentait de rester planter là, à m’observer. Je m’étais immobilisée sous l’effet de surprise et, craignant de l’énerver, je n’avais pas osé bouger. Ce face à face ne dura que quelques secondes car il se mit à grogner et je sentis qu’il s’apprêtait à m’attaquer. Sans plus d’hésitations, je pris mes jambes à mon cou et je m’enfuis vers le sud, longeant le ruisseau que je venais de franchir. Je sentis la présence de mon poursuivant qui me pourchassait, furieux. Ses pas lourds faisaient trembler le sol et sa fureur se traduisait par de nombreux grognements. Toujours en fuite, je repris la direction de l’Est et franchis deux nouveaux cours d’eau. Ce secteur sauvage regorgeait de verrats et deux autres me repérèrent et se mirent à me courir après. Je me retrouvai au milieu des bois, dans un secteur que je ne connaissais pas, avec trois cochons à ma poursuite. La situation pouvait paraître idiote mais les dangers de la forêt étaient imprévisibles.

Je finis par atteindre un secteur rocheux qui me barrait la route. Ma seule issue était de longer la falaise en direction du nord, mais je devais pour cela revenir légèrement sur mes pas. Je brandis donc mon arc tout en me retournant, prête à me battre si ces satanés cochons me coursaient toujours. Mais il n’y avait rien. J’avais du réussir à les semer et je semblais être hors de danger. Je repris donc ma route, toujours avec prudence, en direction du Nord en espérant ne pas recroiser à nouveau un de ces verrats sauvages.

Le terrain devenait de plus en plus accidenté et je finis par atteindre à nouveau le lit de la rivière. Mais cette fois, elle était plus large et semblait s’étendre plus en amont. Je décidai donc de suivre cette voie, curieuse de découvrir ce qui se trouvait là bas. J’aperçus alors une horrible créature. Une sorte d’insecte si je me fiais au nombre de pattes, et ses longues ailes la maintenaient à environs un mètre du sol. Elle avait également deux yeux immenses et ces dents me firent frissonner. Je ne souhaitai surtout pas me faire mordre par cette horreur ! Je l’esquivai non sans difficulté mais j’avais du atterrir dans un secteur infesté par ces bestioles car très vite j’en rencontrais à nouveau, toutes aussi affreuses les unes que les autres. A y réfléchir, on dirait des sortes de pous volants… Berk !

Un peu stressée par leurs présences, je n’en oubliais pas mon objectif de découvrir ce qui se trouvait en amont de la rivière et je poursuivis donc mes efforts, marchant prudemment tout en évitant de croiser de trop près l’un de ses insectes répugnants. Je finis alors par atteindre le sommet et quel ne fut pas ma surprise de découvrir un minuscule lac. L’eau était fraîche et semblait pure. Je pris donc le risque d’en boire une gorgée ce qui me confirma sa pureté. Elle était si douce, cette eau ne semblait nullement polluée par qui que ce soit. J’espérai alors que les bestioles que j’avais croisées un peu plus bas ne viendraient pas détruire ce lieu magnifique. D’autant plus que je découvris, sur la petite falaise qui surplombait l’étendu d’eau, un magnifique cristal enraciné dans la roche. On pouvait presque le confondre avec un arbre qui se serait cristallisé. J’en aperçu également un autre plus haut et plus loin et je me demandais s’il n’y avait pas ici un bon filon à exploiter. Mais cette beauté me fit vite oublier cette idée et je profitai de ce lieu paisible pour me ressourcer quelques instants.
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J’en avais fini avec ce secteur et je pris la décision d’explorer un autre coin que je n’avais pas encore visité. Je me téléportai donc aussitôt au camp des Sentes tranquilles. Sans perdre une seconde, je partis vers l’Est, croisant au passage un étrange individu qui me foudroya du regard. Mais mon enthousiasme à découvrir encore des lieux que j’espérai magique me fit très vite oublier ce personnage et je ne m’attardai donc pas à lui demander les raisons de cette attitude.

Je poursuivis ma route jusqu’à atteindre le Lac des Racines, une grande étendue d’eau qui ressemblait plus à mes yeux à une sorte de marécages qu’à un véritable lac. J’y découvris de nouvelles créatures encore plus effrayantes que les précédentes. De nombreux morbols trempaient leurs tentacules dans l’eau, la tête légèrement levée vers le ciel comme si ils cherchaient à profiter pleinement du soleil. C’était d’ailleurs une belle journée et ces créatures devaient en profiter pour se ressourcer. N’ayant aucunement envie d’en affronter une, leurs souffles toxiques étant extrêmement nocifs, je pris toutes les précautions nécessaires pour les contourner et ainsi éviter un affrontement qui tournerait mal.
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De l’autre côté du lac se trouvait un chemin qui remontait vers le nord. Quelques arbres sylvaniens se déplaçaient dans le secteur mais je n’eus aucun mal à les éviter. Je dus malgré tout en éliminer deux qui me barrèrent complètement la route mais le combat se passa sans réel difficulté. Je finis par rejoindre un petit chemin vers l’Est qui me conduisit devant une sorte de château qui me semblait être en ruine. Un garde était de faction devant et il m’interdit de m’y introduire. Il insista sur le fait que je n’étais pas assez aguerrie pour m’y aventurer, d’autant plus qu’il était fortement conseillé de s’y rendre à plusieurs, les dangers qu’il renfermait étant beaucoup trop importants. J’étais déçue mais je devais rester raisonnable et je me souvenais que j’étais loin d’être suffisamment forte pour affronter n’importe quel danger. Je repartis donc tête baissée et gardait en mémoire ce lieu qui se nommait le Château d’Amdapor. J’espérai un jour pouvoir l’explorer.

Ma route se poursuivit vers le nord pour finalement revenir à proximité du Moulin de la Carrière. J’avais, je pense, fait le tour du secteur Sud et je poursuivis donc ma route vers le nord jusqu’à atteindre un passage qui me conduisis dans le secteur Est de la forêt et plus particulièrement à la Hutte des Hawthorne, anciennement nommée le camp des Neuf Lierres. Sans délai, je repris mon avancée en direction du Nord Est jusqu’à atteindre un secteur ou se mêlaient de nombreux chemins étroits qui se dessinaient entre les racines d’immenses arbres. Je sus très vite que je venais d’entrer dans la terre des Sylphes car j’en aperçus plusieurs dans les alentours. Et leur nombre ne cessa de s’accroître au fil des mètres que je parcourais. Il me devenait d’ailleurs de plus en plus difficile de les esquiver et je dus très vite changer de tactique afin de pouvoir m’aventurer plus profondément dans ce secteur.

Ainsi, je passais plus d’une heure à explorer de nombreux recoins en alternant entre course poursuite et instant de repos. En effet, ne pouvant plus me cacher des sylphes qui ne m’accueillaient pas à bras ouverts, je dus les semer, courant aussi vite que possible jusqu’à un coin isolé où je pouvais me cacher et attendre que les choses se calment. Une méthode certes un peu lâche mais je n’avais pas vraiment d’autres possibilités si je voulais en apprendre plus sur la forêt de Sombrelinceuil.

J’en savais suffisamment sur le secteur Est et je décidai donc de rentrer à la maison. La tombée de la nuit était proche et j’étais fatiguée de courir pour échapper aux nombreux dangers auxquels j’avais eu affaires. Je me rapatriai donc à Gridania et me retrouvai aussitôt sur la place de l’Etherite. Elle était comme toujours remplie d’aventuriers qui bavardaient ou qui venaient de rentrer de leurs périples. Je repartis donc immédiatement vers le sud en direction des Feuilles de Carline pour y retrouver ma chambre.

A peine étais-je descendu de l’estrade où se situait l’Etherite que je reçu un violent coup de bâton dans l’arrière du crâne. Je poussai un petit cri de douleur, et, me tenant la tête d’une main, je me retournai. J’aperçus alors Freudd qui me fixait du regard. Ses yeux étaient noirs et il semblait très en colère. Qu’avais-je fait encore… ? Je savais qu’il était fâché contre moi rien qu’en le regardant mais j’ignorais pourquoi. J’eus très vite ma réponse puisqu’il prit la parole :

- Lina ! Tu te fous de moi ou quoi ?? Ca fait combien de temps que tu utilises le réseau éthérite sans payer ??
- Comment ça sans payer ? Lui répondis-je surprise. Mes gils disparaissent tout seul dès que je me téléporte, où est le problème ?
- Le problème ? Tu es censée donner cet argent à l’agent en faction près de l’éthérite. Ils en ont besoin pour entretenir le réseau !
- Ah bon ? Mais pourquoi mon argent disparait quand même ?
- Ils ont installés un système de sécurité pour éviter les fraudes… mais cela augmente l’usure des cristaux et les resquilleurs sont rappelés à l’ordre pour qu’ils rentrent dans le rang. Donc tu vas me faire le plaisir de te bouger les fesses et de payer à chacun de tes déplacements désormais !
- Mais je… je suis désolée… je ferais attention…
- Y’a intérêt pff… idiote… ! et il repartit sans en rajouter d’avantage.

J’étais vexée de m’être fait rouspéter de la sorte mais j’avais été naïve de croire qu’un phénomène magique pouvait être la cause des prélèvements d’argent. J’allais devoir être plus vigilante à l’avenir et surtout être plus attentive à ce qui m’entoure. Egalement fatiguée, je repris mon chemin vers la taverne afin d’allé me coucher…
A suivre...
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Re: Mystères d'Eorzéa - L'histoire de Linaëwen

Message par Freudd » 21 janv. 2014, 22:16

Excellent. :lol:

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Re: Mystères d'Eorzéa - L'histoire de Linaëwen

Message par Elvawen » 10 févr. 2014, 14:19

La flèche de condor
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Le lendemain, je me rendis dès l’aube dans le secteur Nord de la forêt. Je ne souhaitais pas perdre de temps afin de rapidement terminer de visiter la région. Je sortis ainsi de la ville par la porte de la vipère jaune et traversais la futaie des murmures en direction de l’ouest. En quelques instants, j’arrivais au campement du radeau de la Calebasse. A l’entrée, aucun vigile ne montait la garde, ce qui me paraissait étrange. Je sortis donc mon arme par précaution, puis m’aventurai à l’intérieur du campement avec prudence. Au loin, j’entendis de nombreuses voix. Les résidents du camp devaient s’y trouver et je décidai donc de m’y rendre pour voir ce qui s’y passait.

Près de l’éthérite, de nombreuses personnes s’étaient regroupés, la plupart armées d’une arme de fortune ou d’un outil faisant office d’armes. A leurs côtés, quelques vigiles essayaient de les calmer mais il semblait être difficile de contenir une foule en colère. Malgré tout, aucun débordement ne semblait avoir lieu. Je m’approchai pour voir ce qui provoquait un tel bazar. Au pied du cristal géant se trouvait un Roegadyn équipé d’une imposante armure. Il tenait contre lui une jeune Hyuroise aux cheveux châtains et il menaçait de lui trancher la gorge avec sa longue épée. La situation semblait désespérée et je me demandais qu’elles pouvaient être les exigences du preneur d’otage. M’approchant encore un peu, je pouvais enfin entendre ses mots.

- Ramenez-moi une Erlone ! Je ne bougerai pas tant que l’une d’entre elles ne sera pas devant moi !

Etonnée, je mis quelques instants avant de réagir. Je m’approchai donc encore un peu plus ce qui me permit de distinguer le visage de l’agresseur. Dary ! Le Roegadyn était donc le frère de Drombio. Mais pourquoi agissait-il ainsi et pourquoi voulait-il voir quelqu’un de notre famille ? J’ignorai ce que comptait faire les vigiles mais je craignais qu’ils ne soient dans une impasse. Je m’avançai donc, me faufilant parmi la foule jusqu’à me retrouver au premier plan, à quelques mètres de la scène.

- Je suis là Dary ! Lâche cette jeune fille immédiatement et discutons.
- Je préfère prendre mes précautions… Lina ! Je suis venu te prévenir que Drombio a perdu la tête ! Il s’est…

Une flèche lui transperça la gorge, l’interrompant durant ses explications. Il relâcha la Hyuroise, tituba quelques secondes puis s’écroula sur le dos. Je me précipitai aussitôt vers lui, examinant brièvement les alentours pour vérifier si je pouvais distinguer son meurtrier. Mais je ne vis personne. Les gardes s’étaient également avancés, protégeant le secteur et recherchant frénétiquement le tireur. Quant à la foule, elle s’éparpilla, paniquée. Je me penchai vers le Roegadyn mais sa blessure était bien trop importante, beaucoup trop de sang coulait. Ses forces l’abandonnèrent au bout de quelques secondes, lui laissant tout juste le temps d’émettre un son à peine audible : « …AI… ». Aucune idée de ce qu’il voulait me dire, et il était désormais trop tard pour en savoir plus. Son assassin avait volontairement visé la gorge afin de l’empêcher d’en dire plus. Que préparais encore ce satané Drombio ? Son propre frère semblait s’être retourné contre lui mais pour quelle raison ? J’allais devoir redoubler de vigilance dans les jours à venir et je devais alerter la compagnie au plus tôt.

Une bonne heure s’écoula le temps que tout redevienne comme avant, ou du moins d’apparence. Mais le camp était en alerte maximale et, pour ma part, j’étais prête à repartir pour Gridania. J’avais sans hésitation annulé mes projets d’exploration afin de prévenir mes camarades mais aussi afin de débuter mes recherches sur ce que projetait de faire Drombio. Sur la route qui me ramena vers la cité, je divulguai tout ce que je savais à mes compagnons via notre perle de communication. Eowen en particulier fut inquiète d’apprendre qu’un nouveau coup se préparait mais elle s’était durement entraînée ces derniers jours et elle pensait être suffisamment forte pour se défendre seule. Je lui fis donc confiance et chaque membre de la compagnie repris ses activités habituelles, prévenu qu’un danger se préparait.

J’arrivai à la porte de la vipère jaune bien décidé à découvrir ce qui se passait. Mais ma détermination ne pouvait m’empêcher de respecter mes engagements et il fallut que le devoir m’appelle le même jour. Ainsi, à mon arrivée, un vigile m’interpella afin de me fournir un message. Luciane me demandait de la rejoindre au plus vite à la guilde des archers car une affaire importante nécessitait ma présence. Je m’étais engagée à suivre les enseignements de la guilde en échange de services que je devrai leur rendre lorsque l’on ferait appel à moi. Et cette fois, ma mission consistait à enquêter sur la présence de braconniers près du bar de Buscarron situé dans la forêt du Sud. Peut-être était-ce les même que ceux que j’avais rencontré la veille près du camp des gobelins. La guilde prenant très au sérieux cette menace potentielle, elle m’envoya en compagnie de deux autres membres, Leih Aliapoh une miqo’te membre de la guilde depuis quelques temps et Silvairre, un Elézen ayant une grande expérience de l’archerie.

Sur place, Buscarron nous expliqua que les rumeurs parlaient de la bande de Pawah Mujuuk, une célèbre braconnière qui était vivement recherchée. Silvairre fit la grimace mais je n’en appris guère plus pour le moment. Nous décidâmes de nous séparer afin de couvrir plus de terrain dans le but de retrouver d’éventuels indices qui nous prouveraient leurs présences voire même de nous conduire directement à leur repère.

Je me rendis au nord Est du camp où j’y trouvais, après de longues minutes de recherche, quelques indices qui démontraient sans le moindre doute possible la présence de braconniers dans la région. En effet, quelques flèches étaient plantées dans certains troncs d’arbres et je découvris également un piège apparemment oublié. Mes camarades ne découvrirent rien de plus et notre réflexion se tourna alors sur cette fameuse Pawah. Silvairre nous expliqua qu’elle était redoutable de par ses talents d’archères mais aussi par son charisme qui lui avait permis de réunir un grand nombre de braconniers, et pas des plus sympathiques il semblerait…

La discussion se prolongea quelques instants, puis le grand Elézen eut l’idée de fouiller le lieu-dit nommé « L’Empreinte de Buscarron ». Cet endroit était désormais abandonné et il était assez proche du nouveau campement. Nous nous rendîmes ainsi au nord, dans l’espoir d’y découvrir de nouveaux indices. Sur place, nous décelâmes plusieurs empreintes de Miqo’tes. Mais alors que nous les examinions de près, une flèche vint se planter à quelques centimètres de Silvairre. Une voix puissante et féminine provenant des hauteurs avoisinantes s’adressa à nous :

- Tiens ? Je croyais que c’était encore notre ami du club des masques !
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Je n’y compris rien du tout… mais cela semblait être directement destiné à mon camarade Elézen qui semblait encore plus remonté. La suite de la conversation ne dura pas et cela nous mena à l’inévitable… nous allions devoir nous battre ! Tout se passa alors très vite, Leih se proposa de faire diversion afin d’attirer Pawah et son lieutenant vers elle, nous laissant ainsi le temps de faire le ménage parmi les nombreux acolytes de la braconnière. Aussitôt dit, aussitôt fait. Je me retrouvais ainsi seule avec Silvairre lorsque un groupe de Miqo’te s’avança vers nous. Trois d’entre elles étaient armées de lances alors que la dernière, restée à distance, nous bombardait de flèches.

Leur vitesse était incroyable, mais je me surpris à esquiver avec aisance l’attaque de l’une d’entre elle. D’un habile mouvement rotatif, je me retrouvais dans son dos, la repoussait du pied avant de lui tirer une flèche dans le dos. Une seconde flèche la toucha également au dos, avec une puissance bien plus importante que la mienne. Elle s’écroula, probablement morte. L’Elézen qui m’avait aidé s’était déjà retourné, faisant face aux deux autres Maître d’Hast. Il était fort et agile. Le combat qui pourrait laisser croire qu’il serait désavantagé était en réalité en sa faveur. Néanmoins, il comptait surement sur moi pour l’aider, aussi je repris mes esprits et je m’attaquai à l’archère qui, il faut bien l’avouer, manquait cruellement de précision. Elle semblait terrifier de s’approcher et la distance lui fit manquer la plupart de ses coups. Je n’eus donc aucun mal à m’en défaire. Ce laps de temps relativement court avait également permis à Silvairre d’éliminer les deux dernières Miqo’tes qui étaient déjà étalées sur le sol, inertes.

Nous dûmes faire face à deux nouvelles vagues d’ennemis que nous vainquîmes sans trop de difficulté. La puissance de mon mentor fut, il faut l’avouer, d’un grand secours. Je n’eus pas le temps de souffler que nous devions déjà nous précipiter en direction d’un cri, celui de Leih. Silvairre, plus rapide que moi, me distança de quelques dizaines de mètres lorsque j’aperçus, au loin derrière des buissons, une ombre suspecte. Il restait peut-être une, voire plusieurs, braconnières et je me devais de m’en assurer. Je déviai ainsi ma course en direction du petit bosquet et sans perdre une seconde, je tirai une flèche rapide à l’aveugle. Celle-ci manqua indéniablement la cible mais mes chances de réussite étaient minces. Ma proie prenait déjà la fuite, dans la direction opposée qu’empruntait Silvairre. Je tentai de la rattraper mais sa rapidité était encore plus grande que mon camarade Elézen et mes chances de la capturer étaient quasiment nulles. J’abandonnai donc la poursuite, m’interrogeant sur son identité. S’agissait-il réellement d’une braconnière appartenant au gang de Pawah ?

Je retrouvai mes deux compagnons de guilde quelques minutes plus tard. La terrible Miqo’te s’était enfuie sous la menace de Silvairre qui fut déçu de ne pouvoir la capturer. Mais il se préoccupa d’abord de la sécurité de Leih, qui était blessée et visiblement un peu sous le choc. Notre mission touchait ainsi à sa fin. Il nous restait à prévenir Buscarron pour lui dire qu’il s’agissait bien de la bande à Pawah. Les vigiles sombres allaient devoir se rendre sur place pour les rechercher ce qui ne lui plairait guère mais il n’avait d’autre choix. Nous rentrâmes ensuite à Gridania où je perçus une petite récompense, puis sans plus attendre, je repartis m’occuper de mes affaires.

Vagabondant dans les rues de la cité, je restai sur mes gardes, méfiante et surtout prudente. Je savais désormais que ce bon vieux Drombio préparait un mauvais coup et je m’attendais à tout venant de sa part. Je profitai de ce moment de calme pour contacter, par linkperle, quelques uns de mes amis et je commençai par Eowen.

- Salut Eo ! Tout va bien de ton côté ?
- Hey salut Lina ! Ca roule ici, je m’entraîne régulièrement. Aucune trace de ce salaud de Drombio sinon… du nouveau à Gridania ?
- Rien malheureusement depuis l’assassinat de son frère… et j’ai malheureusement du me charger d’une mission importante, je reprends tout juste l’enquête. Je te tiens au courant dès que j’ai du nouveau.
- Ok ! Attention au coup de jus hun ! J’entendis alors son rire sarcastique.

Ahhh… l’humour d’Eowen… toujours le même. Je la reconnaissais bien là ! Ca me rappelait tous ses bons moments partagés en sa compagnie, nous bidonnant sans cesse sur tout et n’importe quoi. Cela nous valait parfois quelques réprimandes sur le canal de la compagnie mais notre complicité naturel revenait aussi vite qu’elle ne fut chassée. Les membres s’y habituaient petit à petit et certains se laissaient parfois entrainer dans notre partie de rigolade.

Bref ! J’avais des choses bien plus sérieuses à gérer pour le moment aussi j’interrompis immédiatement ma rêvasserie. Je pris alors contact avec Istaël :

- Salut Ista. Tu vas bien ? Je reviens tout juste d’une mission et je voulais savoir si la compagnie avait réussi à réunir quelques informations au sujet de Drombio ?
- Salut Lina. Pas grand-chose malheureusement, nous ignorons complètement ce qu’il projette et nous ne savons même pas où chercher… Et nous avons d’autres préoccupations qui nous privent de la plupart de notre temps.
- Je comprends… Je vais chercher de mon côté alors. A+ !
- Attends ! Freudd a récupéré la flèche qui a été utilisé pour le meurtre de Dary. Il a du la confier à l’un de tes servants pour que tu l’étudies. Il m’a avoué avoir un mauvais pressentiment sur cet objet…
- Un mauvais pressentiment tu dis … ? Venant de mon camarade Lalafell, cela ne présageait rien de bon.
- Oui… et tu le connais. Il se trompe rarement quand il ressent quelque chose de mauvais…
- Oui et c’est bien ça qui m’inquiètes. Je vais l’examiner et je vous donnerais des nouvelles. Merci !

La conversation se prolongea quelques minutes sur divers sujets sans importance puis nous nous saluâmes, reprenant chacun nos activités.

Pour ma part, je me précipitai au plus vite dans ma chambre située aux Feuilles de Carline pour y retrouver Elvawen et Superbibi. Mes deux fidèles servants m’y attendaient comme tous les soirs pour me faire un compte rendu de leur journée, et notamment de leurs ventes. Je profitai également de ces rendez-vous pour les réapprovisionner en équipements divers afin qu’il garde toujours en réserve des objets destinés à la vente. Mais ce soir j’écourtai cette tâche pour m’intéresser sans plus attendre à la fameuse flèche. J’y trouverai peut-être un indice important me permettant de démasquer l’assassin, ou du moins son origine.

La jeune Miqo’te me la tendis et lorsque je l’aperçus, je manquai de m’étouffer. Cette flèche… je l’avais déjà vu ! Et malgré mes quelques pertes de mémoire, ce souvenir était si profondément gravé dans mon esprit qu’il ne faisait aucun doute sur sa similitude. Cette maudite flèche dont la pointe édentée en corail rouge se mariait parfaitement avec l’empenne en plume de condor. Esthétiquement, elle était magnifique et elle était d’une efficacité redoutable. La pointe était conçue pour tuer et les plumes de condor, un ingrédient devenu extrêmement rare de nos jours, permettaient une incroyable pénétration dans l’air, donnant au projectile une vitesse extraordinaire. J’avais eu l’occasion d’en tester une il y a bien longtemps et je m’étais effrayée moi-même par son efficacité. Mais je n’en oubliais pas pour autant la toute première fois que j’en aperçus une. Le lendemain de mon cinquième anniversaire, ma mère avait été assassinée par l’une de ses flèches et jamais je n’étais parvenue à retrouver le responsable de ce crime. A quelques reprises seulement, j’avais retrouvé sa trace en retrouvant une de ses flèches unique en leurs genres, mais cela remontait à si loin que je ne pensais pas en revoir une un jour. Il était donc encore là, quelque part, et j’étais bien décidé, une fois encore, à le retrouver. « Maman, je te vengerai… »
A suivre...
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Re: Mystères d'Eorzéa - L'histoire de Linaëwen

Message par Elvawen » 14 févr. 2014, 14:11

Douloureux souvenir
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Replongeant dans mes souvenirs, je m’étais confortablement installée dans mon fauteuil, tenant dans mes mains les écrits de maître Erlone. Il avait posé sur papier tout ce que je lui avais raconté de mon enfance afin que quoiqu’il arrive, je n’oublie ces moments. Je me rendis directement à la page retraçant les évènements se déroulant le lendemain de mon cinquième anniversaire, celui qui changea ma vie à jamais…

Ce matin là, Linaëwen s'était, pour la première fois, aventurée seule dans la grande forêt de SombreLinceul. Du haut de ces cinq années, acquis la veille, elle décida d'outrepasser les limites que lui avait fixées sa mère et de partir au delà de la lisière des bois. S'éloignant un peu plus de la cité de Gridania, la petite Miqo'te semblait perdre son assurance au fil des secondes, se retournant régulièrement pour contempler une fois encore les dernières bâtisses qui longe le bord de la cité jusqu'à ce que ces dernières disparaissent totalement de son champ de vision.

Mais Linaëwen était bien décidée à essayer son nouveau jouet que venait de lui offrir sa mère. Serrant de toutes ses forces son arc tout neuf, ses petits yeux verts scrutaient les alentours avec vivacité mélangeant crainte et excitation à l'idée de croiser son tout premier gibier.
D'innombrables questions trottaient dans sa petite tête ronde. Sur quelle créature allait-elle tomber? Ne risquait elle pas de croiser un animal féroce? Que ferait-elle dans ce cas?
Sa mère lui racontait souvent des histoires de loups féroces qui erraient aux abords de la cité mais Linaëwen n'y croyait pas vraiment et se persuadait sans cesse que tout cela n'avait que pour unique but d'effrayer les enfants. De toute manière, Azeyma la déesse du soleil serait la pour la protéger de tout danger quel qu'il soit.

Elle marqua alors un petit temps d'arrêt dans sa marche en avant, inspirant un grand coup comme pour évacuer toute sa peur. Elle se retourna une dernière fois, cherchant du regard un point de repère ou un quelconque signe pouvant la rassurer mais seule l'immensité de la forêt s'ouvrait devant elle. Hors de question de renoncer pour autant. Linaëwen repris alors sa recherche de gibier, la gorge serrée mais avec une volonté sans pareil. Marchant prudemment sur quelques centaines de mètres, d'un pas léger et retenant au maximum sa respiration pour ne pas se faire remarquer par une éventuelle cible qui rôderait dans les alentours, elle aperçut une créature cachée dans un fourré à quelques mètres sur sa gauche. Examinant la silhouette de cette dernière ainsi que le bout de sa queue qui dépassait des buissons, Linaëwen était catégorique. Il s'agissait là d'un raton des bois. La cible parfaite pour débuter car totalement inoffensif et sa fourrure serait utile pour ses exercices de couture. Bien décider à abattre sa cible, la jeune Miqo'te attrapa une flèche dans son carquois et après quelques efforts pour comprendre le fonctionnement, la plaça dans l'emplacement prévu. Elle pointa alors son arc en direction du raton et commença à tirer sur la corde. Mais cette opération semblait bien plus difficile qu'elle ne le pensait et ce malgré les quelques leçons que lui avait donné sa mère les semaines précédentes. Elle tira alors de toutes ses forces et dans un ultime effort, elle parvint à tendre au maximum la corde de son arc.

Mais avant même de pouvoir ajuster sa cible, la flèche s'expulsa de l'arc et alla s'empaler sur le tronc d'un arbre situé à près d'un mètre de la créature. Elle avait déjà puisée toute son énergie pour tendre la corde à son maximum et elle n'avait pu maintenir cette position le temps de cibler correctement son objectif. Frustrée par son échec, elle ne se rendit même pas compte que la créature avait fuit dans les profondeurs des bois, poussant d'innombrables hurlements. Une trentaine de seconde s'écoulèrent et Linaëwen continuait d'examiner son arc pour chercher un moyen de l'exploiter comme il le faut, tirant à plusieurs reprises sur la corde pour tester sa résistance. Elle attrapa alors une nouvelle flèche, la plaça aisément cette fois-ci puis s'exerça à armer légèrement son arc. Elle semblait se familiariser rapidement avec son arme lorsqu'elle senti comme une présence autour d'elle. Levant enfin la tête après ce premier essai manqué, elle aperçu une grande créature noire aux oreilles pointus postée à quelques mètres devant elle. Montrant ses crocs et grognant avec férocité, le loup avait clairement pris la jeune Miqo'te pour cible. Cette dernière prise de panique laissa tomber son arme sur le sol et resta planté devant cette terrible créature. Des larmes commencèrent à couler le long de son visage mais son regard était fixé sur celui de l'animal qui semblait ne pas vouloir attaquer dans l'immédiat. La peur qui envahissait le corps de Linaëwen était immense et elle ne cessait de s'accroître lorsqu'elle s'aperçut de la présence de nombreuses autres monstres tout autour d'elle, grognant chacun à leur tour comme pour signaler leur présence à leur victime.
Dans sa tête se répétait alors sans cesse la même phrase :
"Azeyma, protège moi. Azeyma, protège moi."

Mais l'une des bêtes féroces se lança alors à l'assaut de la Miqo'te sans défense...
Toujours effrayée, elle ferma les yeux. Elle pensa alors à sa mère, Ilisywen, une archère hors du commun.
"Pardon Mère" résonnait dans sa tête.
C'est alors qu'elle entendu un sifflement suivi d'un cri strident provenant du loup.
Linaëwen leva alors la tête, ouvrit les yeux et aperçu l'un des loups, probablement son assaillant, jaillir sur le sol à quelques mètres d'elle sur sa gauche. La créature inerte avait péri sur le coup. Son corps transpercé d'une flèche revêtue d'une plume verte et rouge redonna le sourire à la jeune Miqo'te. Nul doute possible sur l'identité de son protecteur.

Les yeux pétillants d'excitation, Linaëwen avait récupéré toute sa fougue et son énergie. Balançant sa tête de gauche à droite, cherchant désespérant son sauveur, elle ne s'aperçut même pas que les nombreux loups restants s'approchaient doucement d'elle et ce malgré toute l'inquiétude qu'on pouvait ressentir dans leur approche. Mais très vite l'un d'eux pris l'initiative de lancer l'attaque et se rua alors sur l'enfant avant d'être suivi par le reste de la troupe.
Une ombre passa alors rapidement derrière Linaëwen et se précipita sur le loup le plus proche. Se retournant, elle reconnue la longue chevelure noire, mêlée de mèches d'un bleu cobalt, qui caractérisait sa mère.
"Maman !" s'écria t'elle.

Ilisywen encocha une flèche à une vitesse époustouflante et abattu, encore une fois, l'un des loups d'un seul coup. Elle dégaina alors une dague à l'aide de sa main gauche et l'enfonça dans la gorge d'un autre de ses assaillants. La relâchant aussitôt sur le sol, elle arma de nouveau son arc. Les quelques loups restant s'étaient arrêtés à un mètre d'elle, l'air effrayé mais ne voulant pas lâcher leur proie. Les yeux noirs de la Miqo'te se durcirent, cherchant à intimider les créatures qui n'avaient clairement pas l'avantage. La scène semblait alors figée, les deux camps ne cédant pas dans leur tentative d'intimidation mais aucun d'entre eux ne bougeaient d'un centimètre.

Linaëwen assistait à la scène avec admiration, les yeux remplis d'étoiles tellement elle était impressionnée par les prouesses de sa mère. Elle avait souvent entendu parler de ses exploits mais jamais elle n'avait pu assister à un combat de ses propres yeux. Les rumeurs disaient même qu'elle avait vaincue un Morbol sans l'aide de personne et à en croire les dires de nombreux habitants de Gridania, ce combat avait duré près d'une heure. Mais tout cela n'avait que peu d'importance, la jeune enfant était tellement admirative du combat auquel elle venait d'assister qu'aucune histoire ne pourrait remplacer ce moment.

Quittant ses pensées, elle constata que les loups avaient fuient. Sa mère était debout devant elle, le regard toujours aussi noir. Réalisant enfin l'impardonnable erreur qu'elle venait de commettre, Linaëwen baissa la tête n'osant croiser ses yeux. Poussant un soupir, Ilisywen se mit à genou devant sa fille, et la serra fort dans ses bras. "Plus jamais ça" lui répétait t'elle plusieurs fois. Ce moment de réconfort se prolongea durant de longues minutes.
"On rentre Lina ?" lâcha alors Ilisywen en se relevant.

Le sourire aux lèvres, Linaëwen accepta et alla chercher son petit arc qui était resté sur le sol quelques mètres plus loin. Elle le ramassa, examinant rapidement son état, puis se retourna.
Elle vit alors sa mère s'effondrer sur le sol, une flèche plantée en plein cœur.
"Mère !!" s'écria l'enfant en accourant vers elle.

Prenant sa tête dans ses petites mains, Linaëwen espérait qu'elle allait lui parler comme si cette blessure était sans gravité. Mais il n'en était rien. Elle avait à peine la force de garder ses yeux ouverts et de regarder encore un instant sa fille qu'elle aimait tant. Elle trouva malgré tout la force de s'adresser à elle pour lui dire ses quelques mots.
"Fuit Lina... cours... aussi vite que... tu le peux... et.... préviens....."

Mais Ilisywen perdit conscience.
Sous le choc, Linaëwen pleurait toutes les larmes de son corps. Elle secouait vigoureusement la tête de sa mère cherchant désespérément à lui faire reprendre conscience. Quelques secondes s'écoulèrent alors, lorsqu'une nouvelle flèche effleura la joue de la jeune fille avant de se planter à quelques centimètres d'elle.
Prise de panique, elle se releva très rapidement et commença à prendre la fuite à travers les bois. Le visage couvert de sang, elle se retourna une dernière fois vers sa mère couchée dans l'herbe avant de reprendre sa course. Ignorant totalement vers où elle se dirigeait, Linaëwen courrait sans cesse, paniquée par ce qui venait de se passer. Dans sa course effrénée, elle claqua son visage à maintes reprises sur les branches des arbres, trébucha à plusieurs reprises sur des racines qui couvraient le sol, et manqua deux fois de s'écraser contre un arbre alors qu'elle venait une fois encore de se retourner, cherchant du regard son poursuivant.

Surmontant sa douleur, son corps commençait toutefois à être envahi par une sensation de chaleur intense. D'où cela pouvait-il provenir ? Les efforts qu'elle venait de fournir en était-il la cause ? Etrange ...
Cette sensation se faisait bien plus forte alors qu'elle ralentissait sa course, inquiète et surtout exténuée par cette poursuite. A bout de souffle, la jeune fille s'arrêta quelques secondes derrière un arbre afin de regagner un peu d'énergie. Ses deux mains posées sur ses genoux, elle transpirait à grosses gouttes et sa respiration se faisait encore plus difficile.
Cela n'avait aucun sens.
Perturbée par ce phénomène, Linaëwen se retourna et elle s'aperçue alors avec stupeur que la forêt était en flamme.
Comment cela était-il possible !? Jamais elle n'avait vu un incendie de cette importance. Mais ce n'était pas le moment de se poser ces questions car le feu semblait progresser rapidement et la Miqo'te dû reprendre sa fuite. Courant toujours vers l'inconnu, elle se demanda pourquoi tant de malheurs s'abattaient aujourd'hui et si cela n'était pas un cauchemar. Mais toutes ses sensations qui parcouraient son corps semblaient bien trop réelles pour être né que de son imagination.

Quelques centaines de mètres plus loin, Linaëwen avait été rattrapé par les flammes, les arbres autour d'elle s'embrasaient comme des brindilles dans un feu de camp. De nombreuses branches enflammées tombèrent sur le sol alors que les animaux hurlèrent à la mort, condamnés par ce terrible sinistre. Au milieu des flammes, la jeune Miqo'te se retournait sans cesse, le bras devant le visage comme pour se protéger mais la chaleur était si forte qu'elle ne parvenait plus à maintenir ses yeux ouverts.
Poursuivant sa chevauchée à l'aveugle, elle percuta de plein fouet une masse imposante, éjectant la jeune fille sur le sol bouillant. Les mains posées sur le sol, elle rouvrit les yeux.
"Qu'est ce que... " s'exclama l'enfant, étonnée d'apercevoir un Roegadyn se dresser devant elle. Mais le plus surprenant fut de retrouver la forêt sans feu ni fumée redonnant place aux chants des oiseaux et au bruit des feuilles qui vibrent au rythme du vent. Ravie de revoir sa magnifique forêt, Linaëwen esquissa un léger sourire avant de repenser à sa mère qu'elle a laissé loin derrière elle.
Elle se releva alors très vite, regarda de nouveau le Roegadyn et le reconnu aussitôt :
"Thalgyr !" s'exclama l'enfant tout en s'agrippant à sa jambe gauche.
"Lina !? Que fais-tu ici ?" répondit ce dernier.
"Je... c'est... y'a ..."
Incapable de formuler une phrase pour expliquer tout ce qui se passait à son sauveur, elle ne relâcha pas sa jambe un seul instant. N'ayant pas le temps de trouver ses mots, le Roegadyn s'écroula, entrainant la jeune Miqo'te avec elle. La violence du choc avec le sol était telle que Linaëwen fut légèrement sonnée. Conservant ses esprits, elle se releva rapidement et ne put que constater la mort de son ami, transpercé au niveau du cou par une flèche. Le sang qui coule dans les veines de l'enfant commençait à bouillir, ses yeux devenaient plus noirs et comme pour maîtriser sa colère, elle serra très fort ses petits poings laissant ressortir ses veines. Ces fractions de secondes passées à contrôler ses émotions avaient bien failli lui couter la vie, car aussitôt ses esprits retrouvés, une nouvelle flèche vint lui frôler la joue, exactement au même endroit que la première aggravant ainsi l'entaille qui lui avait été faite et le sang recouvrit de nouveau sa joue. La chance était semble t-il avec elle mais pour combien de temps ?

Courant à nouveau pour échapper à son agresseur, elle parcourue quelques centaines de mètres avant de trébucher sur l'une des nombreuses racines qui couvraient le sol. Ne pouvant esquiver la chute, elle s'écroula une nouvelle fois sur le sol de tout son corps, la tête heurtant violemment une pierre. Rouvrant les yeux, la douleur à la tête était insupportable. Elle n'avait pourtant pas oublié qu'elle était pourchassée, aussi elle voulue repartir au plus vite. Mais après quelques efforts pour bouger son corps, la force lui manquait. Toujours sonnée par le choc, elle parvint uniquement à se retourner afin de voir ce qui se passait autour d'elle.
Son visage était couvert d'un mélange de sueur et de sang laissant un gout amer au niveau de ses lèvres. Epuisée, sa respiration se faisait de plus en plus lente alors que son cœur, lui, continuait de battre à un rythme anormalement élevé. Luttant chaque seconde pour maintenir ses yeux ouverts, les branches des arbres n'en devenaient que plus floues et tout semblait tourner autour d'elle à une vitesse incroyable. De nombreux points noirs firent leur apparition dans la vue très troublée de la jeune fille qui n'avait clairement plus la force de lutter. Ses pensées se troublèrent dans un mélange de tendres moments passés avec sa mère et de récents évènements qui l'ont conduit ici. Son agresseur était d'ailleurs surement tout près d'elle, peut-être même sur le point de l'achever.
A cet instant, derrière le bruit assourdissant d'intenses sifflements qui s'intensifiaient dans ses oreilles, elle semblait percevoir le bruit de pas qui s'approchait d'elle. Son inquiétude grandissante, elle ne parvenait plus à maintenir ses yeux ouverts et, petit à petit, son esprit la quittait laissant son corps à la merci de son agresseur.
Linaëwen perdit alors connaissance.


J’arrêtais ma lecture sur ce passage, trop d’émotions me submergeaient lorsque je le relisais. Mon maître avait si bien retranscrit les détails des évènements et mes sentiments que j’avais la sensation de revivre les évènements. Cette terrible journée me mena vers des terres qui m’étaient, à l’époque, totalement inconnu et mon destin m’avait alors conduit chez maître Erlone. Il m’avait accueilli dans sa demeure, isolée du monde, dans laquelle vivaient également d’autres enfants. Des orphelins tout comme moi qui avaient perdus leurs parents dans de tragiques circonstances. Nous formâmes ainsi une nouvelle famille que notre père adoptif s’efforça de garder unis. Tout ne fut pas aisé mais aujourd’hui, il serait surement fier du résultat. La famille Erlone était désormais à la tête d’une grande compagnie libre et Istaël, dont il avait prédit son destin de leader, avait entièrement répondu à ses attentes.

La nuit était désormais tombée et la fatigue me gagnant, je partis me coucher le cœur lourd, ignorant encore ce que j’allais faire le lendemain. Mais une chose était sure, j’avais beaucoup à faire et je devrai prendre une décision…
A suivre...
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Re: Mystères d'Eorzéa - L'histoire de Linaëwen

Message par Elvawen » 17 mars 2014, 14:15

Sastasha
[/u]
Enfilant rapidement ma tenue de combat, je ne m’attardai pas dans ma chambre ce matin, prenant tout juste le temps d’avaler un biscuit avant de partir. Sans perdre une seconde, je pris la direction de la place de l’éthérite où m’attendait un jeune miqo’te que j’avais rencontré il y a quelques jours. Ce jeune garçon errait dans les rues comme une âme en peine, isolé. Il ne semblait pas vouloir s’intégrer aux différents groupes d’adolescents et lorsque je l’interrogeai à ce sujet, il me répondit qu’il préférait rester seul et qu’il trouvait plus amusant d’espionner les gens. D’abord surprise, je finis par apprendre à le connaître et à découvrir qu’il connaissait de nombreux recoins de la cité et qu’il obtenait régulièrement des informations intéressantes. Et justement, il souhaitait me voir au plus vite car il avait entendu un renseignement important qui devrait m’intéresser au plus haut point.

Une fois à destination, je le repérais au loin, camouflé sous une capuche et s’éloignant discrètement en direction de l’ouest. Je le suivis à une distance suffisante pour n’éveiller aucun soupçon jusqu'à ce que je le retrouve dans un de ces coins fétiches, à l’abri des regards indiscrets. D’une voix légère et à peine audible, il me répéta ce qu’il avait entendu dans la nuit, alors qu’il s’amusait à écouter la conversation de deux vigiles qui rentraient chez eux.

« L’un d’eux expliquait qu’un individu ressemblant étrangement à la description de Drombio avait été aperçu en Noscea Occidentale, au Nord de Port-aux Ales. Il semblait se diriger vers les tréfonds de Sastasha mais il semblait peu convaincu qu’il se rende dans un lieu aussi dangereux. Il s’agit d’un repère de brigands et pas des plus fréquentables… »

Voilà ce que j’attendais depuis un moment ! Une trace de sa présence quelque part en Eorzéa… Il ne s’agissait peut-être pas réellement de lui, mais je devais en avoir le cœur net. Je décidai donc de m’y rendre immédiatement pour vérifier. Je remerciai mon informateur en le récompensant de quelques centaines de gils, puis je me téléportai immédiatement à l’éthérite de Port-aux-Ales, un lieu que je n’avais eu guère le temps de visiter lors de mon unique passage.

A mon arrivée quelques instants plus tard, je n’omis pas de payer le coût de mon voyage au garde en faction. Je ne tenais pas à me faire réprimander par Freudd une nouvelle fois. J’en profitai pour l’interroger au sujet de Drombio, sans pour autant lui parler de ce que je savais déjà. Et à ma plus grande surprise, il m’avoua avoir entendu parler un de ces camarades à ce sujet mais il ignorait tout de cette affaire. Il me conseilla donc de poser la question aux gardes situés à l’entrée du port, ces derniers étant plus susceptibles d’être informés si un suspect se promenait dans les parages. Et c’est ainsi que j’obtins la confirmation de la présence du vieil Roegadyn dans les alentours de Sastasha.

Sans perdre plus de temps, je me précipitai vers l’entrée de ce qui ressemblait plus à une caverne qu’à une véritable planque. Mais je fus stoppée nette par un garde membre de la quatrième infanterie des casaques jaunes. Ce dernier m’interdisait l’accès aux tréfonds car ce secteur était bien trop dangereux pour une personne seule et qu’il me fallait une autorisation pour y entrer. En effet, de nombreux individus louches avaient effectués de nombreuses allées et venues dernièrement et ils avaient décidés de contrôler tout cela. Une expédition était d’ailleurs programmée pour enquêter sur leurs agissements mais pour en faire partie, je devais me rendre à Limsa Lominsa.

Je m’y rendis donc à contre cœur mais également consciente que je n’avais probablement aucune chance de me lancer à la poursuite de Drombio sans une aide extérieure me permettant de pénétrer dans sa nouvelle cachette. Le recrutement se déroula à la guilde des aventuriers de la cité, plus connu sous le nom « Le Dauphin noyé ». Par chance, Miounne avait parlé de moi au tenancier du nom de Baderon qui me sélectionna sans hésitation apparente. Il choisit ensuite trois autres membres qui m’accompagneraient dans cette quête. Je fis ainsi la connaissance d’Erza, une gladiatrice aux longs cheveux cuivrés et équipée d’une belle armure blanche scintillante. A ses côtés se tenait Pinsute, un grand Roegadyn masqué et équipé d’un vieux pantalon rayé blanc et mauve qui lui donnait une allure franchement ridicule. Mais son allure n’était pas le plus important et je n’avais que faire de son apparence. Ses talents d’élémentaliste nous seraient de toute façon essentiels pour la bonne réussite de notre mission. Mon dernier compagnon se prénommait Natsu , un jeune Lalafell occultiste qui semblait se réjouir de faire partie de l’équipe.

Les présentations furent très brèves et je compris très vite qu’ils étaient la pour en finir le plus vite possible. J’espérai au fond de moi qu’ils ne me gêneraient pas dans ma recherche de mon ennemi favori. En tout cas, leurs empressements me permis de me rendre aussitôt sur place et c’est avec quelques appréhensions que je franchis l’entrée du souterrain. Le décor était magnifique avec notamment une flore colorée et de jolis coraux qui jonchaient sur le sol. La vue était en adéquation avec le silence qui régnait dans cet endroit qui paraissait si paisible. A première vue, rien ne semblait indiquer que des brigands s’y réfugiaient, mais peut-être était-ce la leur but. Ceci dit, je n’aimais guère être enfermé ainsi et j’espérai vite en finir pour retrouver l’air libre.
Sastasha.jpg
Erza, la Hyur aux cheveux de cuivre nous guida à travers les ennemis qui nous barrèrent la route mais que nous éliminions sans réels difficultés. La faune était variée et c’est sans surprise que l’on croisa des chauves souris, des crabes, des méduses ainsi que quelque Orobons, d’énormes poissons carnivores qui n’avaient qu’une idée en tête, nous dévorer. Nous fîmes enfin la rencontre d’immenses palourdes qui, étrangement, nous opposèrent une vaillante résistance. Une fois éliminée, l’un des membres examina les coraux alentours puis activa un levier qui permit d’ouvrir une drôle de porte. Mais avant de la franchir, un nouvel obstacle nous barra la route. Un coeurl aux immenses vibrisses se jeta sur nous et s’en suivit un combat acharné. Erza se chargeant de le maintenir à distances de nous, je me positionnai aux côtés de mes compagnons mages et je le bombardai de flèches. Cette magnifique créature était dangereuse et pourtant je ne pouvais m’empêcher de l’admirer, dommage qu’elle fut aussi sauvage…

Nous nous en sortîmes sans trop de dégâts, puis après une rapide pause, nous franchîmes la porte et nous progressions plus profondément dans la grotte. Il n’y avait plus ni faune ni flore dans ce secteur, hormis quelques rares plantes par ci par là, mais en lieu et place, je pouvais apercevoir de plus en plus de caissons, de sacs ainsi que quelques lampes d’éclairages. Très rapidement, nous croisâmes la route d’un premier pillard, vêtu d’un harnais et d’un subligar d’une couleur proche de l’acajou sans l’éclat habituel qu’apportait cette couleur. La teinture devait être drôlement usée, ou peut-être couverte de poussières. Il était accompagné par deux chiens féroces, qui nous offrirent un combat intéressant. Mais encore une fois, nous remportions le combat rapidement, mes compagnons étant plutôt bien organisés.

La suite fut un enchainement de pièces variées et diverses où nous rencontrâmes plusieurs groupes de pillards qui nous offrirent que peu de résistances. Après de longues minutes de recherches dans ce dédale de salles, nous finîmes par atteindre une immense pièce donnant sur l’extérieur. Je me demandais d’ailleurs où cela nous mènerai. Mais je n’eus guère le temps de m’en soucier lorsqu’apparu devant nous un immense sahagin aux longues dents pointus. Tramait-il quelque chose avec les brigands qui résidaient ici ? Qu’importe, la créature ne nous donnerait sûrement aucune réponse. Erza se précipita alors sur lui et pris les choses en main. Pinsute et Natsu se chargèrent de le maintenir en vie tout en lançant quelques sorts d’attaque sur notre terrible ennemi. Pour ma part, je le bombardai de flèches comme à l’accoutumée mais je fus vite perturbée par ce qui se passait au loin, dans le fond de la pièce.

En effet, j’aperçus deux individus qui semblaient s’échapper. L’un d’entre eux semblait être une femme mais la distance et surtout le combat face au Sahagin m’empêchait de me concentrer sur eux. Le second individu était camouflé derrière une robe à capuche mais il m’était impossible de distinguer son visage. Je fus alors interrompu par un violent coup de patte qui me propulsa quelques mètres plus loin. Sonnée, j’aperçu la gladiatrice reprendre le contrôle de notre ennemi qui semblait devenir de plus en plus furieux. Je devais me concentrer sur le combat si je ne voulais pas y rester et si je ne voulais pas causer la perte de mes compagnons d’un jour. Je pris juste le temps de bien distinguer la direction prise par les deux inconnus puis je me consacrai uniquement à l’attaque.

Je le bombardai de flèches hémorragiques et de tirs puissants qui l’affaiblissaient que trop peu. Mais au fil du temps, il semblait perdre en résistance et à quatre contre lui, nous étions bien partis pour le vaincre. Et c’est ce que nous accomplîmes au bout de longues minutes de combat qui me parurent durer une éternité. J’étais trop pressé de suivre la piste qui me conduirait sur la trace des deux suspects dans l’espoir que le second individu soit Drombio. Le terrible Sahagin finit par s’écrouler puis il s’évapora laissant échapper une étrange fumée noirâtre. Drôle de façon de mourir, cela devait surement cacher quelque chose d’autre.
Sahagin.jpg
Mes compagnons et moi-même nous félicitâmes tout en nous partageant les trésors que nous avions récupérer, puis je décidai de continuer mon inspection du secteur malgré leurs protestations. Mais ils n’insistèrent guère et je les vis disparaître via un portail bleuté contenant probablement de l’énergie éthérée. Cela devait probablement les ramener directement à la sortie.

Dès qu’ils disparurent, je me précipitai dans la direction qu’avait empruntée l’objet de ma recherche dans l’espoir de les rattraper au plus vite. Je franchis alors un long couloir taillé dans la roche avant d’atteindre une sortie qui me conduit de nouveau à l’air libre. Mais celle-ci ne me permettait pas d’allé bien loin car je me retrouvais au bord d’une falaise, la mer se situant en contrebas. Impossible de s’enfuir par ici. Je rebroussai chemin puis fouillai tout le couloir à la recherche d’un éventuel passage qui aurait pu m’échapper lors de mon premier passage. Mais aucune issue ne m’apparut. Frustrée, je repartis sur le bord de la falaise et examinai plus rigoureusement les environs. Je remarquai alors quelques petites excroissances rocheuses pouvant m’aider à escalader la falaise jusqu’à ce qui me semblait être un nouveau passage situé quelques mètres au dessus de ma tête. Cela me parut extrêmement risqué mais la folie faisait partie de mes atouts. J’entrepris donc de grimper jusqu’à mon nouveau but. Lorsque je l’atteignis, je constatai qu’elle était plus étroite qu’elle n’y paraissait mais je parvins malgré tout à m’y faufiler sans trop de difficulté.

Je progressai dans ce canal durant de longues minutes jusqu’à atteindre une grande salle où se trouvait, en son centre, un cristal rouge aux reflets bleutés. Il ressemblait étrangement à un éthérite mais sa couleur était différente. Je restai caché et j’observai l’intégralité de la pièce. J’y aperçus quelques brigands, au nombre de quatre, ainsi que mes deux suspects. En pleine discussion, la jeune femme semblait marmonner quelques étranges paroles ressemblant à celles utilisés lors de l’usage de sorts. Etait-ce une magicienne ? Probablement. Son compagnon, toujours camouflé dans sa tenue, leva les bras puis, d’un geste vif, il abaissa sa capuche et me dévoila ainsi son visage. Drombio ! Il s’agissait bien de ce vieux fou ! Je l’avais enfin retrouvé mais qu’était-il en train de faire… Cela avait-il un lien avec l’avertissement de son frère ? Je décidai de rester cacher quelques instants pour essayer d’en découvrir un peu plus.

L’étrange incantation dura de longues minutes. Il ne se passait rien d’autre et je commençais à avoir des fourmis dans les jambes à force de rester accroupie, cachée dans le conduit qui m’avait mené jusqu’ici. L’impatience me gagna et l’envie de le capturer montait en moi. Il était peut-être temps que j’intervienne. J’attrapais, tant bien que mal, mon arc puis l’armai, prête à faire feu dès qu’une occasion se présenterait. Mais un évènement se produisit à cet instant même. La boucle d’Eowen, toujours attachée à l’oreille de Drombio explosa dans un bruit assourdissant. Celle-ci vola en éclat, éparpillant les débris un peu partout sur le sol. Le vieil hyur s’écroula alors sur le sol et tout son corps se mit à trembler. Tout le monde avait les yeux rivés sur lui, stupéfait par ce qui se passait. L’occasion rêvée d’intervenir !

Je sorti de ma cachette puis j’expédiai un premier tir droit sur le torse d’un des brigands. J’enchainai avec une seconde qui atteint le cœur de son voisin avant d’envoyer une salve fulgurante qui toucha l’épaule de l’un des deux survivants ainsi que la jambe du second. Durant l’action, j’avais couru dans leur direction ce qui me permit de les atteindre rapidement. D’un coup violent asséné à l’aide de mon arc, j’assommai l’un des blessés avant de tirer une nouvelle flèche dans le dos du dernier qui s’écroula à son tour. J’esquissai un sourire, fière d’avoir pu éliminer quatre brigands sans leur laisser la moindre chance de réagir.

Je fis alors face à la magicienne qui s’était tournée face à moi. Ses yeux étaient noirs, remplis d’une haine qui me glaça le sang. Durant quelques secondes, je restai figée, la défiant du regard malgré mes craintes. Cette distraction faillit me couter cher car deux boules de feu jaillirent de nulle part, fonçant droit sur moi. D’un plongeon vers l’avant, je parvins de peu à éviter les projectiles enflammés puis j’enchainai en armant de nouveau mon arme. Concentrant ma force, je lançai un tir puissant dans sa direction mais il fut stoppé net par un mur de flammes qui jaillit entre elle et moi. Je dus alors contourner l’obstacle, poursuivi par une nouvelle boule enflammée qui se rapprochait dangereusement. Je dus attendre le dernier moment pour me jeter de nouveau sur le sol, à plat ventre afin d’esquiver cette nouvelle attaque. Mais ma fuite m’avait éloigné de la jeune femme, une Hyur aux cheveux argentés qui m’intriguait encore un peu plus. Qui était-elle et que faisait-elle avec Drombio ?

Lorsque je voulus m’approcher à nouveau d’eux, la sorcière, probablement une occultiste au vue de la magie qu’elle employait, s’entoura d’un cercle de flamme qui la protégeait, ainsi que le vieil hyur. Un vieil hyur qui se métamorphosa au fil des minutes. Sa taille redevint celle d’un Roegadyn et sa carrure se déploya petit à petit. La malédiction d’Eowen n’avait plus d’effet ! J’expédiai alors plusieurs flèches mais chacune d’elle se désintégra dans les flammes. Je discernais alors le visage originaire de Drombio qui me foudroyait du regard. Sa haine envers moi était immense et je redoutais notre confrontation désormais qu’il avait récupéré tous ses moyens. Le feu qui nous séparait retardait cette échéance mais je me préparais à livrer un combat sans merci.

Je remarquai alors que la femme qui l’accompagnait s’était approchée de lui et qu’elle avait posée une main sur son épaule. Lui chuchotant quelque chose, le Roegadyn semblait s’être légèrement apaisé. Ils s’éloignèrent alors, se dirigeant vers le cristal rouge avec difficulté. Mon pire ennemi était donc toujours affaibli… mais je ne pouvais rien faire pour les arrêter. Pire encore, le cercle de flammes progressait dans ma direction, m’obligeant à reculer. Il ne me restait que quelques mètres avant de me retrouver acculer contre la falaise et aucune issue ne me semblait visible. Par chance, Drombio et sa nouvelle alliée s’évaporèrent via le réseau éthéré ce qui fit disparaitre immédiatement le feu qui me menaçait. J’étais saine et sauve mais ce satané Roegadyn s’était une nouvelle fois échappée. Mes recherches devront donc se poursuivre… encore une fois…
A suivre...
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Re: Mystères d'Eorzéa - L'histoire de Linaëwen

Message par Balatiel » 19 mars 2014, 00:36

J'en avais plusieurs en retard (oui j'aime pas le suspense alors j'en lit plusieurs d'un coup :P) et j'ai trouvé une chose que j'arrive pas a expliquer ....
Elvawen a écrit :A peine étais-je descendu de l’estrade où se situait l’Etherite que je reçu un violent coup de bâton dans l’arrière du crâne. Je poussai un petit cri de douleur, et, me tenant la tête d’une main, je me retournai. J’aperçus alors Freudd qui me fixait du regard. Ses yeux étaient noirs et il semblait très en colère.


Wtf ! Comment il a fait pour te toucher à la tête !!
Tu étais tombée ou quoi ? xD

ps .. le suiiiiiiteeeeeee xD

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Re: Mystères d'Eorzéa - L'histoire de Linaëwen

Message par Elvawen » 19 mars 2014, 09:52

Balatiel a écrit :Wtf ! Comment il a fait pour te toucher à la tête !!
Tu étais tombée ou quoi ? xD

ps .. le suiiiiiiteeeeeee xD
Le bâton est grand, ça aide un lala à toucher une tête :mrgreen: (et je suis une petite mi'qote :lol: )

Pour la suite, j'ai peur que ça traîne + que d'habitude... la semaine prochaine, je déménage de bureau au boulot et je ne suis pas sur de pouvoir être "libre" à mon nouveau poste de travail (des yeux risquent de traîner derrière moi :cry: ), mais je ferai au mieux :D
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Re: Mystères d'Eorzéa - L'histoire de Linaëwen

Message par Freudd » 19 mars 2014, 11:28

Pauvre Elva, il va devoir bosser au boulot! :lol:

PS: Moi suis tout le temps à jour. 8-)

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